Scorpion comme Marie Curie

Née le 7 novembre 1867 à Varsovie et décédée le 4 juillet 1934 en France, Marie Curie est une physicienne et chimiste polonaise.

Elle et son mari Pierre Curie reçoivent une moitié du prix Nobel de physique de 1903 (l’autre moitié est remise à Henri Becquerel) pour leurs recherches sur les radiations. A partir de l’uranium, Marie Skłodowska-Curie et Pierre Curie découvrent en 1898 deux nouveaux éléments chimiques radioactifs: le polonium (Le nom de Polonium a été choisi par Marie Curie en hommage à sa Pologne natale) et le radium.

En 1902, la danseuse américaine Loïe Fuller, pionnière de la danse moderne, rencontre les Curie dans leur laboratoire pour leur demander s’ils peuvent l’aider à confectionner un costume phosphorescent à base de radium. Ces derniers refusent la proposition qu’ils considèrent trop chimérique. Pour les remercier de leur réponse pédagogique, Loïe décide de leur offrir un spectacle privé. Inspirée par les travaux des Curie sur le radium, Loïe Fuller créée la « Danse ultra violette », puis monte un spectacle intitulé la « Danse du radium », malgré l’impossibilité technique d’utiliser la phosphorescence des sels de radium dans ses costumes de scène.


En 1906, la relation passionnée entre Marie et Pierre qui partagent le même intérêt pour la science prend fin tragiquement à la mort de Pierre lorsque celui-ci glisse par inadvertance sur le macadam mouillé et se fait écraser par une voiture à chevaux.

En 1911, Marie Curie pose sa candidature pour entrer à l’Académie des sciences mais elle est rejetée. On lui préfère Edouard Branly parce qu’il n’est tout simplement pas une femme. D’aucuns disaient:

La mode du radium est la grande folie d’aujourd’hui mais celle des femmes professeurs n’est pas pour demain.

Quelques années plus tard, Marie Curie sera finalement élue membre de l’Académie de médecine. Son élection suscitant de nombreux débats quant à la présence des femmes dans une telle institution.

C’est cette même année, en 1911 que le congrès Solvay réunissant les plus grands chercheurs scientifiques comme Einstein, convie Marie Curie.

Éclate alors au grand jour l’«affaire Langevin»: la liaison extraconjugale de Paul Langevin (physicien, philosophe des sciences connu notamment pour sa théorie du magnétisme ) avec Marie (alors veuve depuis cinq ans).

La presse nationaliste, misogyne et xénophobe, la traite alors de «Polonaise venant briser un bon ménage français». La campagne de presse est si violente que le ministre de l’Instruction publique souhaite que Marie Curie retourne en Pologne.

C’est dans tout ce tumulte que le 8 novembre 1911, Marie Curie reçoit un télégramme l’informant que le prix Nobel de chimie lui est décerné, «en reconnaissance des services pour l’avancement de la chimie.” Malgré la suggestion du comité Nobel de ne pas venir chercher le prix en raison de pressions politiques ainsi que du scandale qui la couvre, elle choisit quand même de se déplacer et le reçoit le 10 décembre 1911 à Stockholm.

“Le prix m’a été décerné pour la découverte du radium et du polonium. J’estime qu’il n’y a aucun rapport entre mon travail scientifique et les faits de vie privée que l’on prétend invoquer contre moi dans des publications de bas étage, et qui sont, d’ailleurs, complètement dénaturés”

Marie Curie est la première femme à avoir reçu le prix Nobel et à ce jour la seule femme à en avoir reçu deux. Le premier de physique et le deuxième de chimie.

Approche la guerre 14-18… Le Dr Antoine Béclère enseigne à Marie Curie l’usage des rayons X dans un but diagnostique. Marie Curie décide de s’engager sur le front pour venir en aide à la patrie. Les blessés se calculent par millions, la plupart y laissant leurs vies. L’ordre de l’état-major était de déplacer les blessées jusque dans les hôpitaux les plus proches mais Marie Curie refuse car elle maintient qu’il faut les soigner directement sur place dû aux innombrables infections et aux moyens insalubres des infrastructures improvisées. Sans compter une majorité de médecins présents sur le front qui ne savent même pas opérer. Marie crée alors “Les petites Curies”, surnom donné aux véhicules qu’elle équipe de dynamos, d’appareils à rayons X et de matériel photographique qui lui permettaient de se rendre sur les différents fronts de guerre en France. Cette méthode permit de sauver des milliers de soldats! Dont beaucoup qui éviteront d’être condamnés à l’amputation à cause d’erreurs de diagnostic. Grâce à la radiologie, Marie Curie découvre que l’ éclat d’obus, une balle de plomb ou une fracture- n’est pas toujours visible à l’œil un et que le recours systématique à la chirurgie tue plus de vie qu’elle n’en sauve. Ses postes de radiologie auraient sauvé plus de 1 million de vies pendant la guerre! À 17 ans, sa fille, Irène, déjà très douée en physique et mathématique souhaite elle aussi se rendre utile et décide d’accompagner sa mère sur le front pour l’aider avec les radiographies de blessés de guerre. Irène passe son diplôme d’infirmière en mars 1915

La guerre étant interminable et la demande de personnel qualifié à la hausse, Marie Curie décide alors de créer une école de femmes, basée à la fois à l’Institut du radium, à Paris, et à l’hôpital de guerre d’Edith Cavell, à Bruxelles. Elle réalise ainsi un de ses rêves de jeunesse : rendre les femmes autonomes financièrement et instruire les filles d’ouvriers et de paysans.

Le radium découvert par Marie Curie connut un fort engouement au début du XXe siècle, en particulier après la mise en évidence de ses vertus thérapeutiques. La curie-thérapie apparaît miraculeuse contre les tumeurs cancereuses. Les revues médicales présentent le radium comme le remède du siècle! Vanté pour ses bienfaits, on le convertit en potion magique. Apparaissent sur le marché des dentifrices radioactifs, des crèmes radioactives aux effets rajeunissant, des comprimés contre les maladies chroniques, contre l’arthrose et la goutte. On se le procure très facilement car étant un produit naturel, aucune autorisation médicale n’est nécessaire.

Soudainement, en 1924, la prise effrénée du radium commence à susciter des questions aux états-unis. Un dentiste new-yorkais constate chez ses patientes le même cancer… celui de la mâchoire. Toutes ces femmes atteintes font le même métier: peindre les chiffres lumineux sur les cadrans de réveils à la peinture de radium. Pour affiner leurs pinceaux, elles utilisent leurs bouches. Bien évidemment, le public n’admet pas cette cause à effet tant le radium est vu comme un produit miraculeux.

Pourtant, en 1930, la population doit bien commencer à se rendre à l’évidence: Le radium est nocif pour la santé! Eben Byers un golfeur professionnel se retrouve amaigri, se plaignant de céphalées et de douleurs dentaires. Son médecin diagnostique d’abord une mauvaise sinusite, mais quand ses dents commencent à tomber, un radiologue de New-York examine les clichés de sa mâchoire et y découvre des lésions osseuses similaires à celles qu’il avait vu chez les utilisatrices de la peinture au radium. Appelé en consultation, Dr. Flinn, expert médical en radium de l’Université de Columbia, confirme que les os de Byers se décomposent lentement et qu’il s’agit bien d’une ostéonécrose du maxillaire par intoxication massive au Radithor, une eau radioactive recommandée par son médecin. Eau que Byers lui-même recommandait vivement à ses proches.

Le radium est finalement interdit sur la marché en 1937.

A la fin de sa vie, Marie Curie souffre d’une leucémie dû à une trop haute surexposition aux radiations qu’elle a étudié toute sa vie.

Malgré sa faiblesse, elle continue d’assurer la direction de la section de physique et chimie de l’Institut du radium. Le 29 juin 1934, elle se rend au sanatorium à Passy (Haute-Savoie) pour y être hospitalisée et y décède le 4 juillet, à 66 ans. Elle est enterrée dans le panthéon, à Paris près de son bien aimé amant, ami et collaborateur Pierre Curie.

Leur fille Irène Curie quant à elle obtiendra elle aussi, avec son mari Frédéric Joliot le prix Nobel de chimie en 1935 pour la découverte de la radioactivité artificielle.

Quant à Eve Curie, la cadette, femme de lettres et journaliste, elle fera perdurer la mémoire de sa mère à travers sa biographie écrite en 1938, intitulée Madame Curie, qui devient un best-seller mondial. Elle y décrit cette soif de savoir et de découverte, si caractéristique des femmes Curie.


Alfred Nobel (1833-1896), lui aussi du signe du scorpion est l’inventeur du prix Nobel et de la dynamite. À sa mort, il décide de faire don de son immense fortune, pour récompenser, par un prix, les travaux des chercheurs œuvrant pour améliorer le sort de l’humanité. Alfred définit 5 domaines: médecine, littérature, physique, chimie et paix.

Il n’existe pas, proprement dit, de « prix Nobel d’économie », même si ce terme est souvent employé. Ce dernier a été crée par la Banque de Suède, en mémoire à Alfred Nobel et est décerné pour la première fois, en 1969.

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