Cancer comme George Orwell

George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair, naît le 25 juin 1903, en Inde, pendant la période du Raj britannique et meurt en janvier 1950, à Londres. George est écrivain et journaliste anglais.

Son œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l’expérience personnelle de l’auteur : contre l’impérialisme britannique, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l’ordre colonial en Birmanie ; pour la justice sociale et le socialisme, après avoir observé et partagé les conditions d’existence des classes laborieuses à Londres et à Paris ; contre les totalitarismes nazi et soviétique, après sa participation à la guerre d’Espagne.

Entre 1930 et 1940, Orwell travaille comme chroniqueur, critique littéraire et romancier. Ses deux oeuvres les plus connues sont: La « Ferme des animaux » et « 1984 » (publié en 1949), roman dans lequel il crée le concept de « Big Brother » depuis passé dans le langage courant de la critique des techniques. L’expression « Big Brother » est utilisée pour qualifier toutes les institutions ou pratiques portant atteinte aux libertés fondamentales et à la vie privée des populations ou des individus.

big-brother-is-watching-you1984 est communément considéré comme une référence du roman d’anticipation, de la dystopie, voire de la science-fiction. La principale figure du roman, Big Brother, est devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, ainsi que de la réduction des libertés. La liberté d’expression n’existe plus. Toutes les pensées sont minutieusement surveillées, et d’immenses affiches sont placardées dans les rues, indiquant à tous que « Big Brother vous regarde » (Big Brother is watching you). « Big Brother » n’apparaît jamais en personne. Il est représenté par le visage d’un homme d’environ 45 ans, moustachu, fixant les gens dans les yeux, dans une expression qui se veut à la fois rassurante et sévère.

Chaque année, Privacy International et ses partenaires décernent, dans une quinzaine de pays, des Big Brother Awards aux institutions, sociétés ou personnes s’étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus. Le prix récompense « [les] gouvernements et [les] entreprises… qui font le plus pour menacer la vie privée ».

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Ce  spot publicitaire réalisé par Ridley Scott, s’inspire de l’univers du roman 1984 de George Orwell, et marque l’histoire de la publicité en ne montrant pas le produit vendu, et en n’expliquant pas non plus en quoi il consiste concrètement. Il n’a été diffusé, en tant que spot publicitaire, qu’une seule fois au niveau national aux États-Unis : le 22 janvier 1984, lors du troisième quart-temps du XVIIIe Super Bowl, devant 90 millions de téléspectateurs.

Vient ensuite le slogan, sur lequel se conclut le spot: « Le 24 janvier, Apple Computer lancera le Macintosh. Et vous verrez pourquoi 1984 [l’année] ne sera pas comme 1984 [le roman]. »

« Big Brother » est aussi devenu le nom d’un jeu télévisé européen, produit par la société Endemol et adapté en France sous le nom de Loft Story repris au Québec sous le même nom où les candidats vivent pendant plusieurs semaines sous l’œil des caméras. Le genre a donné lieu à de nombreux dérivés, qu’on regroupe sous le nom de télé-réalité.

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En 2011, Charlie Brooker crée sa propre série, Black Mirror. Une série proche de la dystopie du roman 1984 où sont décrites les conséquences de notre dépendance à la technologie. Cette série qui porte un regard critique sur notre société actuelle, a notamment remporté l’International Emmy Award de la meilleure mini-série en 2012.  Paradoxalement, celle-ci est produite par la société de production Zeppotron, filiale d’Endemol, elle-même rachetée en 2007, par Mediaset, le groupe de Silvio Berlusconi (politicien italien, magouilleur au machisme affiché, baignant dans la corruption et le népotisme), Goldman Sachs (la banque qui dirige le monde) et Cyrte.

613px-1984_social_classes_alt-svgLa presse et les médias sont ce que l’on appelle le « quatrième pouvoir ». Par extension, le quatrième pouvoir regroupe tous les moyens de communication qui peuvent servir de contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’État (pouvoir exécutif, législatif et judiciaire). Il est donc intéressant de voir comme ce pouvoir est principalement contrôlé par des politiciens, des banquiers, des lobbystes et autres  membres de ce grand Monopoly capitalistique.

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